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Ses preuves dans sa capacité à alliéner efficacement celui qui la pratique ? ou l'autre ?
Auncune idée. Enfin si, mais c'est juste mon idée :wink:
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Je ne suis pas sur de te suivre.
Eh bien disons que j'ai tendance à ne pas trop croire au don de soi pour les autres. C'est quelque chose qui me parrait bien peu naturel, et donc suspect.
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- si j'oeuvre pour le bonheur de l'autre, c'est aussi en espérant qu'il oeuvre pour mon bonheur... cela a créé, dans mon cas, une attente indéterminée et insatisfaite de recevoir du bonheur (au bout d'un certain temps, pas au début)
C'est un peu ce que je disais en parlant d'aliénation. Tu te débrouilles pour rendre l'autre redevable de tes attentions. Ce qui doit normalement créer un retour pas toujours spontané/souhaité/assumé et qui te rend toi tributaire de la réaction de l'autre. Cette stratégie fonctionne certainement très bien, ais quand elle tourne en rond et se répète sans cesse ça devient juste un peu limitant pour les deux. Pour celui qui a "choisi" la stratégie, et aussi pour celui qui la subit.
Chacun fait comme il le souhaite, mais j'ai tendance à privilégier l'expression de la liberté de chacun dans une relation durable. Je crois que faire autrement finit par inclure des éléments dissonants dans les rapports avec l'autre. Enfin, là je fais le psy à la petite semaine (je précise donc que ce ne sont juste que des réflexions personnelles sans aucune valeur particulière).
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- l'équilibre sur lequel repose cette stratégie semble en effet fort facile à contrarier... donnant donnant, mais on essaie de combler ses attentes en donnant plus encore, et tout s'écroule s'il n'y a pas de réponse...
Je suis assez d'accord avec ça. C'est pourquoi je crois que dans l'acte de don il y a une base "égoïste" qu'il convient d'assumer et cette dimmension doit trouver sa récompense le plus rapidement possible et le plus surement possible pour ne pas laisser place à une frustration récurante. Je pense donc qu'il faut que l'acte de don soit une récompense en soi. Se faire plaisir à faire plaisir, mais ne rien attendre de plus. Supposer que l'autre est dans l'obligation de nous répondre positivement c'est déjà, à mon sens, partir en vrac.
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Il y a certainement la solution égoiste, qui consisterait à ne considérer le bonheur que je peux offrir à l'autre que comme un sous-produit de mon propre bonheur... et à prendre le bonheur qui vient.
Je crois que ce n'est pas égoïste, du moins dans le sens négatif qu'on peut donner à ce terme généralement. A moins d'être un saint (et encore, on peut s'intérroger), je ne crois pas au don totalement désintéressé (ou alors il revet bien peu de valeur aux yeux du donneur).
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La solution altruiste, en ne changeant pas de stratégie... bof, je suis pas trop tenté... on oublie trop mon bonheur dans l'histoire...
Si tu as conscience qu'on oublie ton bonheur, alors je crois que le terme altruiste n'est pas si adapté que ça. N'est-ce pas ? Et je crois qu'il est bien naturel d'attendre, comme en toute forme de communication, un retour minimum de la part de l'autre. Sauf qu'on peut être déçu si la réponse ne nous semble pas adaptée, ou pas à la hauteur de ce qu'on pourrait en attendre. D'où la nécessité de trouver une sorte d'autosatisfaction ou d'autorétribution dans les actes "gratuits" qu'on adresse aux autres. Comme au pire s'il n'y a pas de réponse on y trouve tout de même son compte (bien sûr, cette stratégie ne doit certainement pas fonctionner dans tous les cas, mais bon....).
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Je crois me heurter à mon coté entier et binaire
Faut peut être travailler là dessus ? :P
Et à un moment, comme je dis souvent, faut arrêter de se poser des questions, passer à l'action et vivre :wink: