TEXTE DE MERCELLINE CLAUDAIS

Je porte en moi une source
et si je n'entrave pas sa course,
elle me mËnera inÈvitablement
vers l'ocÈan
Peu importent les emb˚ches et les dÈtours
Je porte en moi un ocÈan
Il est inutile que je me tue
‡ accumuler l'eau pour plus tard
puisque ma source me mËne vers l'ocÈan
Quand tu retrouves cette source intÈrieure
elle te charrie vers l'Abondance

Le malheur vient du fait
qu'on ne croit pas en l'Abondance
et que l'on se fait des rÈserves...
Si j'ai peur de manquer d'eau
je prends un urne, je la remplis ‡ ras bord
et je la cache en prÈvision des jours de pÈnurie
C'est l‡ que les problËmes commencent:
d'abord, j'Accepte l'idÈe qu'il puisse y avoir disette
et je laisse la peur s'installer insidieusement
comme un ver dans une pomme...
Je m'arrÍte dËs lors d'avancer
de crainte d'Ítre emportÈe loin de ma cruche
... qui n'est qu'un dÈ ‡ coudre
qui se donne des allures d'ocÈan...

Je me rappelerai que la graine porte en elle-mÍme l'Arbre, le fruit et l'abondance de fruits...

... Chaque Ítre humain porte en lui
la somme de ses expÈriences
Plus il sËme, plus il rÈcolte...

Celui qui croit en l'Abondance
recevra en abondance
‡ condition qu'il rÈpande ‡ son tour
l'Abondance


TirÈ du livre de l'Ècrivaine quÈbÈcoise Marcelline CLaudais "Des cerisiers en fleur, c'est si joli"