Diagnostiques, étiquettes...je ne suis pas d'acord
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Envoyé par
Claude
Comment serait-ce imaginable qu'un même "moyen" corresponde pour tout le monde ? Pour tous les anorexiques ? Alors qu'ils ont des cerveaux et des façons de penser si différents...
Ce que vous dites est hautement intéréssant!
Je rajouterai: comment serait-ce imaginable de coller la même étiquette à tous le monde, parce que les sujets présentent certaines similitudes dans les symptomes, et qui plus est, donner à cette étiquette, une autre étiquette: celle d'une maladie.
L'autre jour je discutais avec une connaissance qui souffre, et entre autre, d'anorexie, elle me disait: "j'ai les deux maladie, l'anorexie et la boulimie!" cette jeune femme ce fait suivre depuis 5 ans, sans résultat, apparement c'est de sa faute, elle ne suis pas les conseils des psycologues qu'elle a consulter! plusieurs choses me dérangent là: 1) pourquoi coller le nom de maladie à un moyen d'exprimer une souffrance 2) je trouve bien facile de remettre la faute du non-changement de la patiente sur son dos, bien simple pour s'en laver les mains! 3) je trouve l'étiquette de "boulimique, anorexique" vraiment très réducteur! Cette fille est vraiment géniale à mes yeux, pourtant elle ne se limite qu'à voir coller sur elle l'étiquette de "malade" et de "boulimique".
hummm...va t'informer mieux sur le sujet
La boulimie est à mon sens une döpendance, et un symtome.
POur répondre à Hypno 36: je ne lui ai pas demandé pourquoi elle continue par se faire suivre. Mais je peux immaginé la réponse: elle esppère s'en sortir comme il est légitime qu'il soit ainsi, de plus elle a consulté plusieurs psy différents, masi que veux tu, encore une géméralisation personnelle: La majeur partie des psy sont des incompétant crétins, et ils passent à côté du problème...
J'espère avoir répondu à ta question
Miki
nous intéressons-nous au symptôme visible, ou à la souffrance ?
Bonjour,
Histoire d'échanger nos idées, voici quelques remarques.
Miki, je ne suis pas en accord avec : la boulimie est une dépendance
(je veux simplement dire que cela ne me paraît pas être la manière la plus utile de décrire la chose)
je comprends mieux ce que vous avez écrit plus haut : (...) un moyen d'exprimer une souffrance
et surtout, je pense que c'est une tentative de solution aux difficultés qu'exprime la personne.
Je me laisse aller à paraphraser le criminologue :
cherche à quoi le symptôme résiste...
des cartes et des territoires
Bonsoir Miki,
Pas de quoi.
Je dois dire que je prêche un discours que vous avez, finalement, assez bien résumé :
Citation:
Envoyé par
Miki
comment serait-ce imaginable de coller la même étiquette à tout le monde, parce que les sujets présentent certaines similitudes dans les symptomes, et qui plus est, donner à cette étiquette, une autre étiquette: celle d'une maladie.
En effet l"histoire du soin dans notre civilisation, même si nous savons qu'il a existé et surtout qu'il existe autre chose, passe par l'évocation de la "médecine traditionnelle".
Or notre culture s'obstine à séparer le corps et l'esprit (c'est ce que j'appelle : le règne de la vue : on a toujours cru à ce que l'on voyait, on a toujours douté de ce qui ne se voit pas) eh bien cette médecine traditionnelle découpe les "maladies" en affections physiques et problèmes psychiques.
D'autre part notre culture faisait aussi régner le culte de la Cause (et de sa fille, la Conséquence) en identification à ce que la Physique (la science) affirmait.
Résultat, l'adoption de méthodes très radicales pour ce qui touche au physique (avec des croyances comme : quand il y a appendicite, il faut toujours opérer... ce qui a pu conduire aussi à des attitudes tout aussi dogmatiques : à une époque : quand il y a lombalgie, repos et anti-inflammatoires).
Bien sûr actuellement nous sommes nombreux à penser qu'il existe plusieurs désordres pour conduire à un déséquilibre, et ainsi qu'il est possible d'aborder de plusieurs manières fort différentes une même problématique.
Mais dans le domaine (artificiellement séparé du reste) psychiatrique ou psychologique, les mêmes erreurs de méthode ont conduit à des conceptions et décisions tout aussi critiquables.
Historiquement ces méthodes conduisent toujours à rassembler dans des classifications, des situations très différentes, dont seuls les signes apparents sont ressemblants (exemple : classer toutes les dépressions ensemble).
Alors (pour répondre, mais avec le sourire, à ce qui a pu être balancé sur les psys) : non, tout le monde (parmi les psy) n'accorde pas tant d'importance que ça aux diagnostics (voyez votre serviteur) ; mais la société nous impose figurez-vous de produire des diagnostics (pensez aux cotations d'activité, qui conditionnent la subvention par la sécu d'un hôpital), mieux encore des pronostics ("est-ce que ce gars-là va à nouveau violer une femme ?")... Donc il faut pouvoir répondre à certaines questions (risque suicidaire, risque de violence, risque de devoir fréquenter toute sa vie les psys lorsque l'on déclare ses premières hallucinations après une saison de cannabis à 19 ans...).
Dernière remarque : ne fait-on pas au moins autant d'erreurs, lorsque l'on est parent d'un petit, et que l'on raconte "il a encore chopé le virus de son cousin et il a une otite" alors que cette otite suit plutôt un week-end trépidant avec changement des rythmes de sommeil ??
Décidément, je n'appelle "savoir" qu'une Croyance que nous n'avons pas encore mise en doute...
Cordialement