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Discussion: Anorexie

  1. #1
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    octobre 2007
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    Par défaut Anorexie

    Comment pensez vous que l’on puisses traiter l’anorexie?

    Quel moyen utiliserait un hypno-thérapeute pour régler en partis ce trouble alimentaire?

    Faudrait il encrer des sensations positives afin que lorsque la personne va manger ?

    Je me pose la question, j’attends vos « suggestions" avec impatience!!!

    Merci d'avance!


  2. #2
    Claude est déconnecté senior member Praticien en hypnose certifié - ARCHE
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    décembre 2004
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    Par défaut

    Bonjour Guichal,

    Votre question présuppose plusieurs choses. Il convient peut-être d'y voir plus clair :

    Comment pouvez-vous imaginer qu'il soit possible pour un hypnothérapeute de ne s'occuper que d'une partie d'un trouble alimentaire ? Là, vous me troublez ! Cà ne serait pas un peut rester dans la médiocrité d'agir ainsi ?

    Et puis, je me demande bien de quelle partie il faudrait s'occuper et laquelle des parties aurait le droit de continuer à troubler l'alimentation de la personne...

    Peut-être vouliez vous dire autre chose ?

    Si on fait abstraction de ce travail partiel, lorsque vous dites " Quel moyen utiliserait un hypno-thérapeute pour régler (en partis) ce trouble alimentaire? " vous présupposez aussi qu'il pourrait y avoir 1 moyen. C'est très réducteur çà !

    Quelque fois, certaines personnes croient tabac = tel protocole; anorexie = tel autre protocole, un peu comme si on choisissait dans un catalogue.

    Avant l'anamnèse, sauf lorsque c'est un cas d'école étudié par exemple en stage de formation où l'exercice consiste à pratiquer telle ou telle façon de faire, par définition, le thérapeute ne sais pas quel moyen il va utiliser. Ce qu'il sait bien par contre, c'est qu'il utilisera tous les moyens... de la personne qu'il hypnotise !

    Comme c'est écrit souvent ici sur ce forum, cette personne est unique : sa structure mentale, son sexe, son age, anorexique vomisseuse ou pas, ses expériences, ses pensées, ses craintes, ses angoisses, ses colères, ses souhaits, ses plaisirs, ses relations aux autres (parents, proches, autres, travail, etc etc ... ) ses priorités, ses façons de s'exprimer... ou de ne pas s'exprimer, ses ... , ... etc ...

    Comment serait-ce imaginable qu'un même "moyen" corresponde pour tout le monde ? Pour tous les anorexiques ? Alors qu'ils ont des cerveaux et des façons de penser si différents...

    C'est le thérapeute qui doit s'adapter à la personne et non l'inverse ! C'est d'ailleurs, (enfin pour moi) ce qui fait aussi l'attrait du métier : être complétement fluide pour permettre le changement souhaité par une autre personne.

    Alors, tout ceci pour vous expliquer que je ne puis répondre précisément à votre question par avance. Par contre, une fois une séance terminée, l'hypnothérapeute sait exactement ce qu'il a fait et pourquoi ... mais, ne le dira pas à la personne (sauf s'il en connaît une utilité). Ce serait dommage de risquer de détruite le travail accompli.... Non ?

    Bien cordialement Guichal.

  3. #3
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    octobre 2007
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    Claude vous avez totalement raison,
    mes questions étaient trop orienté sur "LA solution miracle"!!!

    Et m'a fais oublié que "C'est le thérapeute qui doit s'adapter à la personne et non l'inverse".

    Merci pour votre réponse!

  4. #4
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    décembre 2007
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    Par défaut Diagnostiques, étiquettes...je ne suis pas d'acord

    Citation Envoyé par Claude Voir le message
    Comment serait-ce imaginable qu'un même "moyen" corresponde pour tout le monde ? Pour tous les anorexiques ? Alors qu'ils ont des cerveaux et des façons de penser si différents...

    Ce que vous dites est hautement intéréssant!
    Je rajouterai: comment serait-ce imaginable de coller la même étiquette à tous le monde, parce que les sujets présentent certaines similitudes dans les symptomes, et qui plus est, donner à cette étiquette, une autre étiquette: celle d'une maladie.

    L'autre jour je discutais avec une connaissance qui souffre, et entre autre, d'anorexie, elle me disait: "j'ai les deux maladie, l'anorexie et la boulimie!" cette jeune femme ce fait suivre depuis 5 ans, sans résultat, apparement c'est de sa faute, elle ne suis pas les conseils des psycologues qu'elle a consulter! plusieurs choses me dérangent là: 1) pourquoi coller le nom de maladie à un moyen d'exprimer une souffrance 2) je trouve bien facile de remettre la faute du non-changement de la patiente sur son dos, bien simple pour s'en laver les mains! 3) je trouve l'étiquette de "boulimique, anorexique" vraiment très réducteur! Cette fille est vraiment géniale à mes yeux, pourtant elle ne se limite qu'à voir coller sur elle l'étiquette de "malade" et de "boulimique".
    Dernière modification par Miki ; 25/02/2008 à 10h39.
    Communication: partage d'un monologue subjectif -Kotori Miki

  5. #5
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    janvier 2005
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    Cool

    Citation Envoyé par Miki Voir le message
    cette jeune femme ce fait suivre depuis 5 ans, sans résultat, apparement c'est de sa faute, elle ne suis pas les conseils des psycologues qu'elle a consulter!
    Lui a tu demandé pourquoi elle continue à se faire suivre sachant que cela fait 5 ans quel n'a pas de résultat ? a quoi ça lui sert ?

  6. #6
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    janvier 2008
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    Par défaut

    Bonjour Guichal ,

    Comment pensez vous que lÃ*on puisses traiter lÃ*anorexie?
    L'anorexie(s) mentale(s) et la boulimie(s) constituent les principaux troubles des conduites alimentaires touchant essentiellement les jeunes filles 9filles /1garÃ�on , il s'agit d'un trouble psychopathologique ‡ incidences somatiques et non d'une maladie somatique commun ‡ d'autres troubles du comportement ( conduites addictives , dÈpendances...) ,comme vous le savez, la maladie se caractÈrise par un dÈsir pathologique de ne pas prendre du poids, par la peur de manger. Il sÃ*ensuit un comportement dÃ*Èvitement partiel ou total de nourriture qui peut alterner avec des Èpisodes boulimiques avec ou sans vomissements.

    Toute prise en charge thÈrapeutique dÈpend de la capacitÈ de la patiente ‡ formulÈe une aide, ‡ reconnaÓtre l'existence de sa maladie. La dÈnÈgation de son trouble entraÓne un Èchec de toutes les thÈrapeutiques proposÈes.

    Le traitement vise ‡ rompre le cercle vicieux de dÈpendance , la disparition de la conduite symptomatique et un remaniement de la personnalitÈ et des rapports familiaux permettant la prise d'autonomie psychique de la patiente. A ma connaissance il n'existe pas de solution thÈrapeutique univoque et immÈdiate , la prise en charge se con�oit dans la durÈe , c'est le type m�me de trouble qui nÈcessite un apport global intÈgrÈ , somatique et psychologique.

  7. #7
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    décembre 2007
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    Par défaut hummm...va t'informer mieux sur le sujet

    La boulimie est à mon sens une döpendance, et un symtome.



    POur répondre à Hypno 36: je ne lui ai pas demandé pourquoi elle continue par se faire suivre. Mais je peux immaginé la réponse: elle esppère s'en sortir comme il est légitime qu'il soit ainsi, de plus elle a consulté plusieurs psy différents, masi que veux tu, encore une géméralisation personnelle: La majeur partie des psy sont des incompétant crétins, et ils passent à côté du problème...


    J'espère avoir répondu à ta question



    Miki
    Dernière modification par Miki ; 25/02/2008 à 10h40.
    Communication: partage d'un monologue subjectif -Kotori Miki

  8. #8
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    octobre 2006
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    Question nous intéressons-nous au symptôme visible, ou à la souffrance ?

    Bonjour,

    Histoire d'échanger nos idées, voici quelques remarques.

    Miki, je ne suis pas en accord avec : la boulimie est une dépendance
    (je veux simplement dire que cela ne me paraît pas être la manière la plus utile de décrire la chose)

    je comprends mieux ce que vous avez écrit plus haut : (...) un moyen d'exprimer une souffrance

    et surtout, je pense que c'est une tentative de solution aux difficultés qu'exprime la personne.

    Je me laisse aller à paraphraser le criminologue :
    cherche à quoi le symptôme résiste...

  9. #9
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    décembre 2007
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    Bonjour Castorix!

    C'est un plaisir que d'échanger nos idées!

    Effectivement, j'ai été trop catégorique plus haut dans mon dernier message.
    J'entends le mot dépendance au sens large: Pour la boulimie et les boulimiques comme je les connais, elle ne peuvent pas se passer de bouffe parce qu'effectivement se remplir avec de la nourriture analgésique, c'est une solution efficace pour ne pas souffrir et paralyser ses sentiment, d'ailleurs, je rajouterai: à court terme, c'est une solution formidable! Tout le malêtre, et dieu seul sait si se n'est pas un enfer qu'être boulimique, est "magiquement" et littéralement englouti pas les crises, et puis il y a aussi se paradoxe "je en ressens rien, aucune émotion, mais je suis malgré tout hyperhypersensible quand je prends le risque de m'écouter, de là aussi le besoin d'inonder ça. Je parlais donc de dépendance parce que la nourriture deviens souvent la réponse systématique a toute sorte de malêtre, et parfois même au sentiments de bonheur. "Pour éviter de ressentir quoi que se soit, je me fais vite un shoote avec quelques kilos de bouffes"
    Ma vision personnel du traitement de se genre de troubles (oooh comme c'est scientifique tout ça hahaha) est un apprentissage actif: il faut (et je n'aime pas utiliser ce terme) que la personne apprenne à s'exprimer autrement, qu'elle s'accepte dans un premier temps tel qu'elle est, qu'elle ne veille même plus changer, qu'elle soit en contacte avec son monde intérieur pour cesser de le fuir, même si cela est douloureux, qu'elle apprennent à vivre finalement. Pour ces personnes, d'après mon expérience, c'est comme si elle étaient coincée dans un monde où tout les blessent, des écorchées de la vie parce que souvent elles n'ont pas les compétences nécessaire à vivre, à s'assumer, et au lieu de se définir par elle même elles tentent de correspondre au prototype de femmes illustré par les médias...bref, au lieu de se demander "j'aime quoi?" "je veux quoi" "comment je me sens" "comment je peux prendre soins de moi" "comment me respecter?" c'est "je dois devenir ce que les autres attendent que je sois parc que si on savait ä quel point je suis un être horrible et indigne de vivre, personne ne voudrai de moi, la preuve, je suis seule"...et ça même si elles ont des amis: la compétence apparente (Marsha Linehan) est reine chez les boulimiques...apparemment elle vont bien, plutôt calme, intérieurement c'est l'agonie.........et la nourriture représente la soupape.
    Je crois que le symptôme résiste donc d'une part à un manque de compétence (capacité à élaborer des solutions alternative pour répondre à la douleur/ émotions aussi bien positives que négatives) et d'autre part au fait que, malgré tout, à court terme, il est bien moins douloureux de se "droguer" à la bouffe que d'affronter une souffrance comparable à celle des grand brûler...empirée par le fait que "mais ma chérie, tu n'as rien, tu n'as aucune raison d'aller mal"...en effet, l'entourage, et souvent aussi médecins et psychologues ne se rende même pas conte du problème, (le para verbale et le non verbal ne sont absolument pas congruent avec se qui ai dit! ainsi elle pourra vous sortir un truc du genre "j'ai envie de me suicider" avec un ton, un timbre de voix, une expression faciale aussi décontractée que si elle disait "dehors s'est nuageux") il n'est donc pas reconnu...un indice supplémentaire qui la porte à douter d'elle même et de ses sentiments, pour autant qu'elle les ressentent encore!

    Le tableau paraît donc très noir, je parle ici des cas les plus extrêmes /sévères.
    En termes médicaux, les approches que je considère efficaces sont donc entre autre la TCD (thérapie cognitivo-comportementale dialectique ) la gestalt-thérapie et.......l'hypnose (même si je suis encore à l'aube ici) en effet, il est stupéfiant de voir comme chacune développe ses solutions alternatives, une fois qu'elle prennent inconscience de la fonction de la crise de boulimie. Les manuels d'entraînement aux compétences sont très utiles, mais le réservoir personnel de chacun est vraiment plus exaltant!


    Bon, tout ce qui est cité plus haut ne représente que mon avis personnel sur la question, je n'ai pas le prétention d'apprendre quoi que ce soit à qui que ce soit, ni même que ce soit considéré comme correcte.



    Miki
    Dernière modification par Miki ; 12/02/2008 à 19h34.
    Communication: partage d'un monologue subjectif -Kotori Miki

  10. #10
    Date d'inscription
    octobre 2006
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    Par défaut

    Bonsoir Miki,

    Merci d'avoir détaillé votre avis :

    Citation Envoyé par Miki Voir le message
    (...) il faut (et je n'aime pas utiliser ce terme) que la personne (...) s'accepte dans un premier temps telle qu'elle est (...) qu'elle soit en contact avec son monde intérieur ...
    (...) malgré tout, à court terme, il est bien moins douloureux de se "droguer" à la bouffe que d'affronter une souffrance comparable à celle des grand brûlés...
    (...) le réservoir personnel de chacun est vraiment plus exaltant!
    Je crois, ce qui va dans le sens de certaines choses que vous exprimez, très utile de retrouver le contact avec ses émotions - prendre conscience par exemple de ce que des pensées angoissantes précèdent les accès de boulime (du moins c'est très fréquemment identifiable par la personne).

    Je ne suis pas sûr que se remplir de nourriture ne soit pas une grande voire une très grande souffrance, pour ces personnes ; car elles ont leur conscience pendant le déroulement de la crise, même s'il y a simultanément recherche d'un soulagement (par rapport à autre chose).
    Et lorsque (je pense à des cas qui ont bien évolué) la personne ressent toujours ses difficultés mais les gère autrement que par un auto-gavage très pénible, le "nouveau comportement" installé n'étant plus source de souffrance, la personne peut très bien souffrir infiniment moins des difficultés (p. ex. problème d'autorité ou de confiance en soi), qui existent toujours, et ce alors même qu'elle n'a pas encore perdu de poids !
    Autrement dit, la souffrance "de grand brûlé" est peut-être à cette intensité, en grande partie du fait que la "gestion" en est dysfonctionnelle.

    Et enfin je partage votre confiance en le "réservoir personnel" de ressources de la personne (Steve de Shazer ou Insoo Kim Berg et Bill O'Hanlon avec nous !)

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