Je ne connais que de nom le chant prénatal... Peut-être pour une prochaine naissance!

En ce qui concerne mon expérience avec l'autohypnose ericksonienne, j'y ai donc eu recours pour préparer mes accouchements, ainsi qu'une fausse couche (à un mois et demi) pour trouver l'énergie de vivre également une telle "expulsion"...
J'en ai beaucoup parlé autour de moi tellement j'ai été satisfaite. Mon leitmotiv pour me tourner vers cette méthode était de ne pas prendre la péridurale. Je souhaitais accompagner au mieux mes bébés durant leurs naissances, que je trouvais être une étape traumatisante de la vie, ou du moins très importante.
J'ai donc eu la chance de rencontrer une sage-femme formée, en libéral. Je connaissais un peu le procédé, donc je n'étais pas non plus toute "naïve"!
Avec elle, j'ai appris à reprendre confiance en mon corps, à me connecter à lui et en même temps à mes capacités intérieures, personnelles, également transgénérationnelles! Justement l'article sur l'analogie(...) de ton blog Pascale m'a interpelé, car j'ai vécu cet accompagnement comme un outil de détente, de mise en relaxation, et pas tant d'hypnose de foire comme les gens croient au premier abord. Oui, un état de conscience modifié.. Je ressentais mon corps, viviais la douleur le plus possible avec en tête la visualisation du processus "mécanique" de l'accouchement...
Alors que pour mon premier, c'est à partir du moment où ma sage femme m'a rejoint que j'ai vraiment pu appliqué ce que j'avais appris, pour ma fausse couche et mon deuxième, utiliser ces outils m'ouvraient des moments de profonde détente, de repli sur moi tout en restant connectée à mon environnement mais en utilisant chaque bruit, mouvement à côté de moi comme un souffle de plus sur ma sérénité! Je me revois me plonger dans un calme intérieur et une puissance interne qui me montrait dans chacune de mes cellules que je pouvais avancer tranquillement avec mon bébé.

Résultat des courses : je suis arrivée dilatée à 9 en clinique pour mon premier! Pour mon deuxième pour qui nous voulions une naissance à la maison, mais que nous n'avons pu faire à cause de souci sur pitchoune, nous devions aller à l'hôpital Necker, à bien 3/4 d'heures de chez nous! C'était une véritable angoisse pour moi d'une d'avoir à faire à un monde à l'opposé de ce que je voulais, très médicalisé, et de deux loin de chez nous. Et bien, c'est formidable ce que peut accomplir une femme qui enfante (je dis une femme et non moi, car je suis persuadée que chacune possède cela!) : je suis arrivée à Necker, j'ai mis les pied au sol et j'ai senti l'envie de pousser, pour enfin mettre au monde notre deuxième enfant 20 min plus tard! J'en suis encore toute réjouie car c'est ce que je souhaitais!

Avec du recul, je pense que l'hypnose a été pour moi un véritable outil de connection entre mes ressentis, mon corps... Depuis je me suis intéressée au sujet encore plus, et j'ai pu faire les trois jours d'IN-formation avec Michel Odent et Liliana Lammers. Eux sont un peu contre les préparations car cela supposerait que la femme n'est pas capable d'accoucher... Je pense qu'à l'heure actuelle, plus qu'une préparation à accoucher, c'est surtout une préparation aux ressentis corporels, un soutien à cette connection avec son corps dont les femmes ont besoin. Nous sommes de plus en plus comme coupés en deux : l'intellect et le corporel. Or pour accoucher la femme doit être en complète relation avec ses ressentis corporels, et apprendre à laisser sa "tête" de côté...

QU'en penses-tu Pascale? Comment l'hypnose peut intervenir, aider, sans pour autant trop "modifié" ce que la nature prévoit déjà? J'aimerais beaucoup avoir l'avis des professionnels sur ce point...

Merci!