Bonsoir Miki,

Merci d'avoir détaillé votre avis :

Citation Envoyé par Miki Voir le message
(...) il faut (et je n'aime pas utiliser ce terme) que la personne (...) s'accepte dans un premier temps telle qu'elle est (...) qu'elle soit en contact avec son monde intérieur ...
(...) malgré tout, à court terme, il est bien moins douloureux de se "droguer" à la bouffe que d'affronter une souffrance comparable à celle des grand brûlés...
(...) le réservoir personnel de chacun est vraiment plus exaltant!
Je crois, ce qui va dans le sens de certaines choses que vous exprimez, très utile de retrouver le contact avec ses émotions - prendre conscience par exemple de ce que des pensées angoissantes précèdent les accès de boulime (du moins c'est très fréquemment identifiable par la personne).

Je ne suis pas sûr que se remplir de nourriture ne soit pas une grande voire une très grande souffrance, pour ces personnes ; car elles ont leur conscience pendant le déroulement de la crise, même s'il y a simultanément recherche d'un soulagement (par rapport à autre chose).
Et lorsque (je pense à des cas qui ont bien évolué) la personne ressent toujours ses difficultés mais les gère autrement que par un auto-gavage très pénible, le "nouveau comportement" installé n'étant plus source de souffrance, la personne peut très bien souffrir infiniment moins des difficultés (p. ex. problème d'autorité ou de confiance en soi), qui existent toujours, et ce alors même qu'elle n'a pas encore perdu de poids !
Autrement dit, la souffrance "de grand brûlé" est peut-être à cette intensité, en grande partie du fait que la "gestion" en est dysfonctionnelle.

Et enfin je partage votre confiance en le "réservoir personnel" de ressources de la personne (Steve de Shazer ou Insoo Kim Berg et Bill O'Hanlon avec nous !)